Nouvelles initiatives pour diminuer les antibiotiques administrés aux humains et animaux

Parce que la Belgique est l'un des pays qui prescrit le plus d'antibiotiques à large spectre, comme les quinolones ou l'association amoxiline/acide clavulanique, la ministre de la Santé publique Maggie De Block développe un module d'apprentissage en ligne sur les traitements ambulatoires anti-infectieux. C'est ce qu'elle a annoncé lors de l'inauguration du nouveau bureau de l'Ordre néerlandophone des vétérinaires (NGROD) à Merelbeke.
Outre le soutien aux médecins en pratique ambulatoire, la ministre a demandé à la commission belge pour la coordination de la politique antibiotique (BAPCOC) d'étudier la situation dans les hôpitaux. Ces initiatives s'ajoutent aux campagnes de sensibilisation annuelles.
Cela peut sembler une curieuse annonce devant des vétérinaires, mais la problématique est similaire pour les animaux et les humains, a souligné Maggie De Block. La santé des hommes et celle des animaux sont étroitement liées. "Dans le monde entier, nous sommes confrontés à une augmentation des bactéries résistantes aux antibiotiques", a rappelé Mme De Block.
Après plusieurs années de diminution, les prescriptions d'antibiotiques aux animaux d'élevage repartent légèrement à la hausse. Avec son collègue Willy Borsus, la ministre de la Santé publique travaille à un accord entre agriculteurs, vétérinaires, fabricants d'aliments et secteur pharmaceutique pour intensifier les efforts en vue d'atteindre les objectifs du plan stratégique 2020 du centre de connaissance AMCRA (Antimicrobial Consumption and Resistance in Animals).