Le monde de la santé bruxellois dénonce l'inaccessibilité aux soins

La FAMGB (Fédération des associations de MG de Bruxelles), Médecins du Monde, le poste médical de garde Athéna, la FMM (maisons médicales) et FEDITO (toxicomanes) demandent un meilleur accès aux soins pour les personnes précarisées. Elles mettent en cause " le système d'aide médicale urgente dans la capitale " et réclament " des changements importants pour une meilleure efficacité du processus ".
Pour ces associations, le système d'aide médicale urgente n'a pas de sens en l'état : il est dysfonctionnel. " Le fonctionnement par territoire des CPAS en est un bel exemple ", pointe Nel Vandevannet, directrice des projets belges de Médecins du Monde. " Cela n'a aucun sens pour un public éternellement en mouvement !
En outre, les délais de traitement des dossiers sont trop longs, les enquêtes sociales " trop strictes " et la garantie du secret professionnel ne serait plus assurée dans tous les CPAS. " La première ligne de soins est donc souvent délaissée au profit des services d'urgence accessibles immédiatement. "
Que faut-il faire ? Les associations suggèrent d'abandonner le terme même d'aide médicale urgente qui est cause de malentendus. En cas de changement de commune, les patients devraient avoir leurs droits maintenus. Enfin, ce public précarisé devrait pouvoir choisir son médecin et le garder comme référent.
" Le système doit être entièrement revu et simplifié vers plus d'inclusion ", pointe Fedito (Fédération bruxelloise francophone des institutions pour toxicomanes). Ces patients devraient être tous inscrits à la Caami (Caisse auxilliaire d'assurance maladie-invalidité) et ainsi être couverts où qu'ils résident...