Les services 100 ont bien fonctionné le 23 mars

Il n'existe pas de liste fédérale des moyens disponibles en cas de plan d'urgence. Chaque centrale 100 dispose de sa propre liste, a expliqué lundi le chef du service aide urgente du SPF Santé publique, Marcel Van der Auwera, devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats du 22 mars. Mais le fonctionnaire a tiré un bilan positif de l'action des services de secours ce jour fatidique.
S'il devait gérer un plan d'intervention médicale à grande échelle, le fonctionnaire a confié qu'il souhaiterait disposer d'une carte des moyens et capacités disponibles.L'élaboration de cette liste n'est toutefois pas aussi aisée qu'il n'y paraît, les différents services 100 du pays ne travaillant pas tous sur la même plate-forme technique. M. Van der Auwera a attiré par ailleurs l'attention de la Conférence interministérielle de la santé sur le fait que les normes hospitalières n'étaient plus fédérales.
A l'instar d'autres intervenants, le fonctionnaire a tiré un bilan positif de l'action des services de secours le 22 mars. "Nous sommes un petit pays mais nous ne sommes pas arriérés. Nous sommes bien organisés et bien structurés", a-t-il expliqué.
Du côté des partis flamands, et particulièrement de la N-VA, la question de l'absence d'un directeur CP-Ops (Command Post-Operations), chargé de coordonner les services de secours, a été soulevée.
Les plans d'urgence prévoient la désignation d'une telle personne mais son absence ne semble pas avoir eu beaucoup de conséquences sur la fourniture des soins médicaux, a expliqué M. Van der Auwera. "Ce sont des suppositions. Le CP-Ops virtuel, le fait que les gens se connaissent, est bien plus important. C'est comme cela que ça se passe dans la pratique le plus souvent, le monde de la médecine d'urgence est très petit".
Dans un cas, un CP-Ops aurait peut-être été utile, celui de la délimitation d'un périmètre sécurisé. A un moment, les secours ont dû évacuer pour assurer leur propre sécurité. Une concertation aurait peut-être permis d'éviter une telle opération.
"D'une manière purement théorique, je me dis: oui, un CP-Ops, cela aurait été mieux", a reconnu M. Van der Auwera.
La désignation incombait au gouverneur du Brabant flamand, Lode De Witte. "Mais le gouverneur a-t-il jamais su qu'il n'y avait pas vraiment un CP-Ops? " s'est demandé le fonctionnaire.