Le mode de vie du père a un impact considérable sur le foetus
Jusqu'à présent, on demandait aux futures mamans d'avoir une hygiène de vie irréprochable tout au long de leur grossesse. Une étude américaine suggère que le mode de vie des futurs papas avant la conception de l'enfant a aussi une influence non négligeable sur la santé de l'enfant à naître et celle des générations futures.
En effet, qu'il s'agisse d'alimentation, de consommation d'alcool ou de tabac, les mauvaises habitudes se transmettent au foetus via le code génétique et sont déterminantes pour le fonctionnement des cellules de l'enfant.
Le Dr Joanna Kitlinska et ses collègues détaillent en particulier leurs travaux sur l'influence de la consommation d'alcool. Faible poids de naissance, réduction de la taille du cerveau et de la fonction cognitive des enfants... : on connaît les conséquences pour les bébés d'un penchant excessif pour la boisson de leur mère pendant la grossesse. Et cela s'explique aisément par le fait que le placenta peut absorber l'alcool qui parvient quasiment " intact " au foetus.
Mais, il arrive aussi qu'un nouveau-né soit atteint du SAF (syndrome d'alcoolisation foetale) même si sa mère ne boit pas. Les auteurs se réfèrent aux résultats d'une étude parue en 2004 selon laquelle " 75% des enfants souffrant d'un SAF ont un père biologique qui est alcoolique. "
D'autres facteurs liés au père peuvent également avoir de lourdes conséquences sur le développement foetal, notamment son âge avancé, qui augmente le risque de schizophrénie, d'autisme et de malformations congénitales chez ses descendants, ou son poids, facteur de diabète et de cancer du cerveau, s'il est excessif.