Les pleurs de bébé affûtent la flexibilité cognitive des parents
Les pleurs du nourrisson ne sont pas seulement un moyen pour eux d'exprimer leurs besoins et d'attirer l'attention de leurs parents. Ils peuvent même aller jusqu'à affecter les fonctions cognitives de ces derniers, et par conséquent modifier la façon dont ils réfléchissent et agissent.
Désireux d'en savoir davantage, des chercheurs canadiens ont mené deux expériences avec six hommes et six femmes qui n'avaient encore jamais eu d'enfants. Lors de la première, les volontaires ont dû rapidement identifier la couleur d'un mot imprimé sur une feuille pendant que des bébés pleuraient ou riaient. Même test lors de la seconde mais après avoir entendu des pleurs ou des rires de nourrissons. L'activité cérébrale des participants a été enregistrée par électroencéphalographie (EEG).
Le tracé obtenu montre que les rires n'ont eu aucun impact sur la performance des volontaires. Par contre, les pleurs ont réduit leur concentration et leurs résultats, déclenchant dans leur cerveau un véritable " conflit cognitif ". Selon les auteurs, ce conflit est une compétence essentielle à l'apprentissage et à la prise de décision des parents même lorsqu'ils sont confrontés à de multiples demandes et sollicitations extérieures qui se concurrencent entre elles. C'est lui qui va leur permettre de répondre rapidement à la détresse du nouveau-né et d'améliorer rapidement les soins qu'il convient de lui donner.
Pour la première fois, ces résultats identifient la dynamique neurale sous-jacente à la formation de l'instinct parental. A confirmer avec un plus grand nombre de participants...