Trop tôt pour assister au " RMN shift "

Si l'autorité fédérale et les entités fédérées ont convenu depuis deux ans de faire baisser le nombre de CT-scans en élargissant le parc d'appareillages RMN, le glissement des examens ne pourra pas se concrétiser avant 2017. Explications.
La Belgique ne brille pas par ces chiffres d'exposition aux radiations médicales. En février 2014, décideurs fédéraux et régionaux s'étaient dès lors engagés à faire baisser les rayonnements nuisibles en diminuant les examens ionisants dans les hôpitaux.
Le protocole d'accord conclu à l'époque mettait l'accent sur l'extension du nombre d'appareils RMN, afin de réduire le nombre de CT-scans.
La RMN joue un rôle essentiel dans le cadre du bon usage de l'imagerie médicale conformément aux directives, a concédé dernièrement la ministre De Block dans une réponse parlementaire au député Ecolo Jean-Marc Nollet. Et un protocole d'accord en matière d'imagerie médicale a bel et bien été élaboré en concertation avec le secteur en vue d'accroître de façon contrôlée l'accessibilité de la RMN.
Toutefois, " les appareils RMN, pour lesquels les Communautés doivent accorder les agréments dans le cadre de la première extension de la programmation, ne sont pas encore opérationnels. La première extension, à raison de 12 appareils, a commencé le 1er janvier 2015 et peut durer jusque fin 2016 ", a détaillé la ministre.
Un glissement des examens CT vers ceux RMN ne pourra donc pas notablement s'observer avant l'année prochaine.