Trois initiatives de la ministre De Block

Maggie De Block poursuit ses initiatives en matière d'appareils médicaux lourds, médicaments orphelins et soins intégrés face aux maladies chroniques.
Le projet était annoncé, la ministre De Block est entrée dans le concret en signant avec beMedTech, l'organisation coupole qui représente l'industrie des dispositifs médicaux, une convention. Les fournisseurs de RMN, CT et PET s'engagent notamment à transmettre des informations concernant l'installation de chaque nouveau scanner en vue d'alimenter un registre national des appareils médicaux lourds. L'objectif avec cette vue d'ensemble est de réduire le rayonnement pour les patients et éviter les abus, pointe la ministre.
La programmation s'étend désormais aux PET et Scan. " Les hôpitaux devaient signaler au SPF Santé publique, pour le 4 mai 2016, quels appareils médicaux lourds sont utilisés au sein de leur établissement. L'Inami a attribué un numéro d'identification unique à chaque appareil répondant aux conditions de programmation et d'agrément. "
La ministre rappelle donc que le examens faits sur des appareils " pirates " ne pourront plus être facturés à l'Inami mais va plus loin. " Les hôpitaux qui ne disposent pas des autorisations requises ne pourront plus facturer à l'assurance, ni aux patients. Ils seront en plus contrôlés par les services d'inspection de l'Inami qui, le cas échéant, procèderont au recouvrement des sommes indûment perçues ".
Médicaments orphelins : l'Autriche aussi
Maggie De Block poursuit par ailleurs ses initiatives en matière de médicaments orphelins en étendant ses accord à l'Autriche en plus du Bénélux. En espérant que d'autres pays européens rejoindront cet accord.
Pourquoi l'Autriche ? Selon Maggie De Block, ce pays occupe une situation géographique et socio-économique similaire à la Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. " Elle est également confrontée aux mêmes problèmes que les pays du Benelux en matière d'accessibilité et d'abordabilité des médicaments. Les systèmes de soins de santé présentent également des similitudes suffisantes pour rendre une collaboration possible. "
L'accord concerne l'industrie pharmaceutique mais cela va plus loin : les quatre pays évalueront quels médicaments innovants sur le marché et comment s'y préparer au mieux.
Les sujets débattus au sein du système pharmaceutique européen attestent de la convergence européenne. La ministre autrichienne de la Santé publique, Sabine Oberhauser, attend " avec impatience la concertation et les échanges d'idées avec le Bénélux " afin de rendre plus cohérents les prix des médicaments. Traduction : rendre les prix plus bas. En échange, les sociétés pharmaceutiques ne doivent introduire qu'une seule demande.
Maladies chroniques
Enfin, 16 projets pilotes ont été retenus dans l'approche novatrice intégrée face aux maladies chroniques. " Ils ciblent toutes sortes de maladies chroniques et comprennent une collaboration entre différents prestataires de soins, comme les pharmaciens, les médecins généralistes, les gérontologues, les infirmiers à domicile, etc. D'ici mars 2017, les premiers projets pilotes pourront démarrer sur le terrain. "
Plusieurs projets ont été retenus en Wallonie et à Bruxelles dont un en Brabant wallon qui concerne la prise en charge de patients souffrant de dépendance au sens large avec pathologies induites et/ou de comorbidités importantes et un " dispositif interdisciplinaire de prise en charge des patients souffrant d'un handicap neurologique dans la région du Centre ".