Moens " nouveau " président de l'Absym
Marc Moens succède à Jacques de Toeuf à la présidence de l'Absym. Au programme : rajeunissement et reconquête de un ou deux sièges à la médico-mut.
La période où les MG ont reçu 70% de revenus en plus est précisément celle où l'Absym avait la majorité des sièges à la médico-mut, rappelle Marc Moens, alors que son syndicat reste le plus gros de tous avec 6 sièges sur 12.
Face à la réputation old fashion, le biologiste clinicien insiste sur le fait que son syndicat est une organisation progressiste. Elle soutient l'informatisation du secteur mais à condition qu'elle rime avec soins de haute qualité et non au mépris des soins et qu'elle respecte la déontologie.
Les soins non-complexes seront forfaitarisés dans le cadre de la réforme du financement hospitalier, souligne-t-il, mais pour l'Absym la question cruciale est de savoir dans quelle mesure les honoraires seront purs ou pas.
Quant aux soins complexes, la réforme du financement s'entend avec une réforme de la nomenclature. KUL et ULB y travaillent, cette dernière analysant surtout les coûts. " Une réforme doit se faire sur base de données objectives. Ensemble avec le GBS, l'Absym va aller à l'encontre des membres de terrain et participer constructivement à la réforme. "
Le plus grand nombre des médecins continue de voter pour l'Absym, rappelle son président. " Nous souhaitons reconquérir un ou deux sièges en médico-mut dans les deux ans. " Mais le cadre général est compliqué puisque le système de concertation est sous pression. Par ailleurs, l'appel à la professionnalisation des syndicats médicaux - qui ont besoin de plus en plus de juristes et d'économistes - bute toujours sur les subventions. " Les subsides devraient doubler ou tripler ", assure le Dr Moens. Enfin, le rajeunissement est en marche avec l'arrivée de quadragénaires dans l'institution. Mais ils devront encore être formés aux arcanes de l'assurance maladie, très complexe.