La prématurité accroît le risque d'ostéoporose à l'âge adulte
Une naissance prématurée et un poids de naissance très faible sont associés à une masse osseuse très inférieure. (1) Ce constat a été établi par des chercheurs norvégiens après examen des dossiers médicaux de 186 participants adultes, âgés de 26 à 28 ans, dont 52 nés avec un très faible poids de naissance à un âge gestationnel moyen de 29 semaines, 56 nés à terme, mais diagnostiqués comme de petite taille pour l'âge gestationnel, et 75 participants, nés à terme et avec un poids normal (groupe de contrôle). Leur densité minérale osseuse a par ailleurs été mesurée en différents points comme la colonne vertébrale et la hanche.
Les résultats obtenus sont d'autant plus importants que la masse osseuse est un facteur déterminant majeur du risque d'ostéoporose et donc de fracture plus tard dans la vie. La bonne nouvelle est qu'il reste possible d'en contrecarrer les effets grâce à des apports en vitamine D, à une alimentation riche en calcium et en protéines et en l'absence de tabagisme. De la même façon, la pratique régulière d'une ou plusieurs activités physiques, dès l'enfance, permet de renforcer la densité osseuse.
La prématurité a aussi une incidence sur la santé cardiaque, le coeur des bébés étant plus fragile et plus exposé aux maladies cardiaques que celui des bébés nés à terme. Toutefois, une étude menée à Oxford montre que l'allaitement des prématurés améliore la structure du coeur à long terme ainsi que les fonctions cardiaques. (2)