Traitements de substitution : stop au loup solitaire

Le Conseil national de l'Ordre des médecins dans un avis récent met en garde contre la mise en place par des MG de " circuits parallèles " de traitement de substitution pour les patients toxicomanes. Le médecin ne peut invoquer la liberté thérapeutique pour évacuer les services de soutien pluridisciplinaires.
Depuis 2004, le médecin qui traite des toxicomanes avec des médicaments de substitution "régulièrement" (plus de 2 patients simultanément) a un devoir de s'enregistrer. Il s'engage également, après enregistrement, à collaborer avec des centres d'aide aux toxicomanes et à échanger avec ceux-ci des informations. En effet, ce groupe de patients exige un encadrement multidisciplinaire car outre la prescription de médicaments, un accompagnement psychosocial est nécessaire. Le médecin dûment enregistré doit faire appel à ces équipes.
Le CNOM avertit : "D'un point de vue déontologique, il n'est pas justifié qu'un médecin ou qu'un groupe de médecins développent des circuits parallèles pour le traitement de cette patientèle. Le médecin ne peut invoquer la liberté thérapeutique pour contourner cette offre d'aide professionnelle."
Idem pour les médecins qui prescrivent occasionnellement des traitements de substitution : ils doivent avoir suivi une formation spécifique et être en contact avec un médecin répondant aux conditions légales pour ce type de prescriptions.