Cium : 'L'épreuve de sélection est surhumaine mais nécessaire'

Le concours de fin de 1er BAC médecine qui se déroule du 25 juin au 1er juillet selon les universités est " éprouvant mais nécessaire ", rappelle le Conseil interuniversitaire des étudiants en médecine (Cium). Il est la garantie juridique pour 5.000 futurs étudiants d'obtenir un inaltérable numéro Inami.
Le concours de sélection organisé pour la première fois cet été en Fédération Wallonie-Bruxelles à l'issue du 1er BAC médecine déterminera ceux qui pourront obtenir in fine un numéro Inami. En vertu d'un lissage négatif, l'examen réduit le nombre des heureux bénéficiaires qui pourront s'inscrire en 2e BAC afin de garantir un numéro aux surnuméraires qui étudient actuellement dans les échelons ultérieurs (lissage négatif).
Cette épreuve se déroule, en fonction des universités, depuis le 25 juin (Unamur) jusqu'au 1er juillet (ULB). Une semaine de relâche au moins est prévue entre la fin de la session d'examens du 1er BAC et l'épreuve. Le concours est divisé en trois sessions de deux heures avec interruption d'une heure à raison de 40 questions à choix multiple par période de deux heures. Les questions portent sur le 2e quadrimestre, soit des cours davantage tournés vers la science médicale.
Des "observateurs" du Cium sont présents lors des sessions afin que l'épreuve se déroule dans les meilleures conditions possibles.
Le Cium continue de qualifier l'épreuve de "surhumaine" (pour ne pas dire inhumaine) mais aussi de nécessaire (pour ne pas dire indispensable). En effet, d'une part, elle accordera à terme la possibilité d'exercer un jour le métier de médecin mais, d'autre part, elle garantit qu'il y aura des numéros Inami suffisants pour les étudiants qui seront diplômés entre 2018 et 2021.
Dans cette optique, au moindre couac juridique (des procédures sont en cours à la Cour constitutionnelle), pas moins de 5.000 étudiants pourraient être menacés.