Dépression : la génétique serait partie prenante

Les origines de la dépression ne sont pas seulement psychologiques ou liées aux coups durs de la vie. A l'issue d'une vaste étude, dite " pangénomique ", des scientifiques américains ont en effet mis en évidence 17 variations génétiques, réparties dans 15 régions du génome, qui augmentent le risque de trouble dépressif majeur chez les individus d'origine européenne.
Les gènes épinglés seraient notamment liés au système nerveux, ou impliqués dans le développement du cerveau. Certaines variations seraient également associées à des troubles psychiatriques proches de la dépression.
Pour obtenir ce résultat, les chercheurs ont utilisé des données provenant de la société américaine de biotechnologie 23andMe qui vend des tests ADN aux particuliers. Il s'agissait des données génétiques provenant de plus de 121 000 personnes ayant déclaré avoir été diagnostiquées comme atteintes de dépression ou être traitées pour la maladie et d'environ 338 000 individus ayant indiqué être sans antécédent de dépression. Ces personnes avaient envoyé des échantillons de salive à 23andMe.
Cette découverte constitue donc une première étape vers la compréhension de la biologie de la dépression et elle devrait orienter la recherche vers de nouvelles stratégies de traitement.
(référence : Nature Genetics, 1er août 2016, doi:10.1038/ng.3623)