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L'accidentologie : une corde à l'arc du légiste

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La médecine forensique représente l'ensemble des sciences médico-judicaires. Parmi celles-ci, on retrouve de la médecine légale, bien entendu, avec son lot d'autopsies, mais également de la génétique et de la toxicologie. Zoom sur une activité particulière du légiste : l'accidentologie.

Laurent Zanella - 7 septembre 2016

Le médecin légiste peut, dans sa panoplie variée d'activités, être amené sur les lieux d'un accident de voiture. "Ce n'est pas exactement pour savoir de quoi la personne est morte, parce que souvent on le sait, mais ça peut parfois être pour connaître la cause de l'accident", explique le docteur Grégory Schmit, légiste au Centre de médecine forensique des Cliniques Saint-Luc. "La victime a fait un accident, et elle en est morte, ou bien elle a eu un problème de santé qui a provoqué l'accident ?"

Toujours dans le cadre des accidents de voiture, un légiste peut être amené à chercher quelle personne était au volant. "Si les personnes ont été éjectées du véhicule, et que l'on imagine qu'une personne conduisait avec un retrait de permis, elle pourrait dire que ce n'est pas elle qui conduisait. En fonction des lésions que les personnes ont, vivantes ou mortes, on sait déterminer qui était au volant et qui ne l'était pas."

Des surspécialités ?

Il y a donc une notion de physique présente en médecine légale pour la branche spécifique des accidents de la route. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il y a des surspécialisations en médecine légale. "En tout cas, en Belgique, il n'existe pas de médecin qui ne s'occupe que d'accidents de la route", explique le Dr Schmit. "Dans d'autres pays, ça existe, mais pas en Belgique. On n'est déjà pas très nombreux en tant que légistes, donc on fait plusieurs choses : de la médecine légale classique avec des levées de corps, des examens de cadavres, mais on doit également s'y connaitre dans d'autres domaines, comme les accidents de la route, pour connaître les lésions que l'on pourra observer dans telle ou telle circonstance. Une personne qui a sa ceinture ne présentera pas les mêmes lésions qu'une personne sans ceinture. On doit s'y connaître, mais cela reste de la médecine légale, cela reste de l'examen de blessures et de corps si les personnes sont mortes. Il est vrai que c'est un domaine spécifique mais ça reste de l'apanage du légiste dans son principe de base."

Découvrez les autres pans du métier de médecin légiste dans votre édition spéciale du 9 septembre 2016.

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