Histoire d'un geste qui sauve

Aujourd'hui, la présence de défibrillateurs externes automatiques dans les lieux publics semble aller de soi. A l'origine - lointaine - du DEA, il y a la mise en évidence du rôle physiologique de l'électricité, une découverte qui passionnera l'Europe à la fin du 18e siècle.
L'électricité est-elle capable de réanimer un être biologique mort ? A la fin du 18e siècle, les plus grands (Bichat et Dupuytren, notamment) récupèrent les corps des suppliciés (guillotinés ou pendus) pour en percer les secrets. On dissèque, on applique des décharges électriques, et surprise, les muscles se contractent, les faciès expriment à nouveau des émotions.
Les recherches aboutissant in fine à la mise au point et à la diffusion des DEA vont être guidées par deux idées fortes. La première est l'émergence d'un nouveau paradigme du vivant, qui obéit désormais aux lois récemment découvertes de l'électricité. Bientôt, la biochimie exercera son emprise sur la compréhension du vivant.
Ensuite vient la découverte, la description et la compréhension de l'arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire. C'est l'histoire de ces deux motifs que Michel Chauvin raconte dans un livre truffé d'anecdotes, construit comme un vrai roman policier2 et que le jdM a dissséqué pour vous..
Michel Chauvin, Le geste qui sauve. L'étonnante histoire du défibrillateur cardiaque externe, Paris, L'Harmattan, collection "Médecine à travers les siècles", 2016