La prématurité affecte la capacité physique et la glycémie à long terme

On savait déjà qu'un faible poids de naissance peut affecter les capacités sportives à un plus jeune âge. On apprend, et c'est une première, que naître prématurément limite aussi les aptitudes sportives à l'adolescence et à l'âge adulte.
Le constat a été établi par des chercheurs britanniques après avoir examiné les données médicales d'une cohorte de 2 739 personnes toutes nées durant la même semaine de mars 1946 et suivies de près depuis 1976.
Les auteurs ont sélectionné les participants nés avec un faible poids de naissance vs nés avec un poids normal de 2,5 kg ou plus. Leur analyse montre qu'un faible poids de naissance est associé à un score inférieur à la moyenne dans les activités sportives scolaires à l'âge de 13 ans et à une pratique plus réduite de l'exercice et du sport à travers l'âge adulte, de 36 à 68 ans.
Prochain objectif de cette équipe : mieux comprendre les mécanismes sociaux derrière ces résultats, ce qui pourrait conduire à des interventions efficaces pour encourager ce groupe à risque à la pratique de l'exercice.
Par ailleurs, une autre étude, canadienne celle-là, sur les effets de la prématurité, menée sur 100 adultes de très faible poids à leur naissance (500-1000 grammes) et 89 adultes de poids normal, tous nés entre 1977 et 1982, révèle que les grands prématurés ont près de quatre fois plus de risque de développer à l'âge adulte une résistance à l'insuline et de devenir diabétiques. Ils sont aussi plus nombreux à souffrir d'hypertension. (2)
(références :
(1) Medicine & Science in Sports & Exercise, 30 août 2016, doi : 10.1249/MSS.0000000000001077 ;
(2) Pediatrics, septembre 2016, doi: 10.1542/peds.2016-0515)