L'allaitement protégerait les nourrissons prédisposés à l'asthme

Une nouvelle menée à l'Université de Bâle atteste que l'allaitement maternel permet de diminuer le risque d'asthme chez l'enfant et d'agir sur le développement des symptômes respiratoires, y compris les crises.
Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont examiné 368 nourrissons, suivis dans le cadre d'une étude sur le développement pulmonaire. Ils ont noté la sévérité et la fréquence de leurs crises d'asthme, la durée de l'allaitement et analysé leur patrimoine génétique. Certains bébés avaient ainsi des variations sur des gènes appelés 17q21 car localisés sur le chromosome 17. Ces variantes leur donnent un risque accru de développer une respiration sifflante, notamment s'ils sont exposés à des facteurs environnementaux déclenchants comme les poussières, pollens, poils d'animaux, acariens, pollution atmosphérique, fumée du tabac...
L'analyse montre que les enfants ayant un génotype propice à l'asthme présentent un risque réduit de 27% de développer des symptômes respiratoires s'ils bénéficient de l'allaitement au cours de leur première année de vie. A l'inverse ceux qui ont reçu des biberons de lait premier âge ont un risque beaucoup plus important d'avoir ces symptômes.
L'explication la plus plausible de cet effet bénéfique de l'allaitement aurait à voir avec la transmission du système immunitaire de la mère.
(référence : EurekAlert, Public Release, 3 septembre 2016)