Courir faciliterait la réparation des dommages cérébraux

D'après une étude canadienne, la course à pied permet de produire une molécule qui aide à réparer certaines lésions au cerveau. Appelée " facteur de croissance nerveuse " (VGF), la molécule en question favorise la cicatrisation de la myéline, la couche protectrice qui enrobe la majorité des fibres nerveuses et qui permet au cerveau de réagir rapidement lorsque le corps est stimulé. Or, la sclérose en plaques et d'autres maladies neurodégénératives provoquent des dommages au niveau de cette couche isolante.
L'équipe d'Ottawa a fait cette découverte pendant qu'elle étudiait des souris génétiquement modifiées, dont la taille du cervelet avait été réduite, avec comme conséquences une diminution de leurs capacités d'équilibre et de mouvement, et une durée de vie réduite. Mais les souris qui ont eu la possibilité de courir librement dans une roue ont vécu plus de 12 mois, ce qui se rapproche plus de la durée de vie typique de ces rongeurs. En retirant la roue de la cage, les symptômes épinglés revenaient.
En examinant le cerveau des rongeurs qui avaient couru, les scientifiques ont découvert qu'ils développaient une couche isolante du cervelet plus importante que celle du groupe témoin et qu'en étant mieux isolés et plus stables, les neurones de leur cervelet fonctionnaient mieux, les circuits précédemment endommagés devenant plus efficaces. Ils ont aussi identifié la molécule VGF comme étant le principal responsable de cette amélioration.
Menée sur des animaux, cette étude ouvre la voie à des traitements innovants pour soigner certains troubles neurodégénératifs, comme la sclérose en plaques, chez l'être humain.
(référence : Cell Reports, 11 octobre 2016, DOI : 10.1016/j.celrep.2016.09.030)