Le manque de sommeil pèse lourd sur la balance

La longueur de nos nuits aurait une influence non négligeable sur la qualité de notre alimentation. Selon une méta-analyse, le manque de sommeil incite à manger plus, et plus gras, et favoriserait dès lors l'obésité.
Les chercheurs ont examiné 11 études portant sur le sommeil et la nutrition. Au total, 172 participants ont été observés après des nuits raccourcies (entre 3h30 et 5h30) et des nuits sans réveil (entre 7h et 12h) à l'issue desquelles ils ont été invités à se nourrir selon leurs besoins et leurs envies.
Les apports caloriques de leurs repas montrent que ceux qui ont eu une nuit écourtée ont consommé, en moyenne, 385 calories de plus que les autres et ce, sans dépense énergétique en plus. En outre, les volontaires ayant moins dormi sont attirés par des aliments plus gras et moins riches en protéines.
Cette étude confirme les nombreuses théories qui affirment que le manque de sommeil peut contribuer à un déséquilibre entre la prise de calories et la dépense énergétique, et par conséquent mener à une prise de poids. Les auteurs supposent que la raison de ce phénomène est en partie hormonale : des nuits écourtées abaisseraient le taux de leptine (hormone dite de la "satiété" qui réduit l'appétit) et augmenteraient le taux de ghréline (hormone digestive qui stimule l'appétit et s'élève avant le repas).
(référence : European Journal of Clinical Nutrition, 2 novembre 2016, doi : 10.1038/ejcn.2016.201)