Achats compulsifs : quel traitement pour s'en sortir ?

Entreprise à partir de plusieurs bases de données en ligne, cette étude qui a tout de même retenu 29 articles (17 sur la psychothérapie et 12 sur les traitements pharmaceutiques) répondant aux critères d'inclusion fixés par ses auteurs britanniques, n'apporte pas de réponse définitive à la question.
Certes, les scientifiques s'avancent quelque peu en concluant que la psychothérapie de groupe basée sur une approche cognitivo-comportementale pourrait actuellement être l'option la plus utile avec les effets les plus durables dans la prise en charge de l'achat compulsif. L'importance des variations de score entre l'état pré et post intervention montre que la psychothérapie n'est pas sans effet.
Ce constat est somme toute logique puisque l'achat compulsif, également appelé surconsommation, est considéré comme une véritable pathologie d'ordre psychique. Il pousse à acquérir des biens, parfois tout à fait inutiles, de manière impulsive, ce comportement étant notamment favorisé par une mauvaise image de soi et un état dépressif.
Les auteurs de ce travail invitent toutefois à ne pas dédaigner la pharmacothérapie, entre autres les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine. N'étant pas en mesure d'évaluer avec exactitude les résultats des traitements médicamenteux en raison de la faiblesse méthodologique des essais menés jusqu'à présent, ils suggèrent que de nouvelles recherches soient entreprises.
(référence : Journal of Behavioral Addictions, 19 septembre 2016, DOI : 10.1556/2006.5.2016.064)