Une réserve de neurones découverte en creusant les méninges

Des chercheurs de la KU Leuven ont découvert que les méninges contiennent de nombreuses cellules souches capables de se transformer, si nécessaire, en neurones complets, actifs sur le plan électrique et fonctionnels, du moins chez la souris.
C'est grâce à une technique de séquençage très fin de l'ARN qu'ils ont pu identifier une véritable pouponnière à neurones dans cette membrane qui enveloppe le système nerveux central.
Jusqu'ici, deux pouponnières similaires avaient été repérées et confirmées chez la souris et une chez l'humain. Toutes se situent au coeur du cerveau. La surprise de l'étude louvaniste vient de ce que la nouvelle niche réside "en dehors" du cerveau, dans l'espace entre l'arachnoïde et la pie-mère, la couche la plus profonde des méninges, là se trouve le liquide céphalo-rachidien qui permet d'amortir les chocs en cas de coups ou de chutes.
Ces niches de progéniteurs neuronaux sont cruciales pour le cerveau car elles servent de réserve lorsqu'il a besoin de jeunes neurones, que ce soit pour se réparer lors de lésions cérébrales, mais aussi quotidiennement lors de l'apprentissage et la mémorisation.
La question est maintenant de savoir si ces cellules souches neuronales des méninges pourront mener à des traitements plus efficaces des dommages cérébraux et de la neuro-dégénérescence (maladies d'Alzheimer et de Parkinson, sclérose latérale amyotrophique...). Pour commencer, il est nécessaire de retrouver les mêmes réserves chez l'être humain et de mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui régulent la différenciation des progéniteurs neuronaux.
(référence : Cell Stem Cell, 23 novembre 2016, DOI : 10.1016/j.stem.2016.10.020)