Mort subite du nourrisson : et si la cause était biologique ?

En dehors d'une pathologie clairement établie comme une malformation cardiaque ou neurologique, dans une grande majorité des cas, la mort subite du nourrisson demeure inexpliquée.
Cependant, des chercheurs australiens viennent de faire une découverte qui pourrait bien changer les choses. Ils estiment en effet avoir trouvé l'origine biologique du décès subit d'un nouveau-né, première cause de mortalité des enfants de moins de un an.
Les auteurs ont étudié les cas de trente petites victimes de ce syndrome. Ils se sont alors aperçus qu'une protéine appelée "oréxine" se trouvait en moindre concentration dans leur cerveau que dans celui des sujets dits "normaux". Un déficit de l'ordre de 20%. Cette neuroprotéine intervient dans la régulation du sommeil par exemple en réveillant une personne qui ne respire plus à cause de l'apnée du sommeil.
Au vu de cette découverte, la Dr Rita Machaalani, principale auteure de l'étude, pense qu'il faudrait mettre en place un examen pour évaluer le dosage d'oréxine chez les bébés de moins d'un an et ainsi détecter ceux qui sont à risque. Mais elle reconnaît qu'un tel test ne sera pas disponible avant plusieurs années.
(référence : Molecular Neurobiology, 29 octobre 2016, DOI : 10.1007/s12035-016-0234-3)