Aspirine : rapport bénéfices-risques largement positif

Des chercheurs de l'Université de Cardiff ont réalisé une méta-analyse de 11 essais randomisés portant sur le risque de saignement gastro-intestinal attribuable à l'aspirine.
Ils ont observé que chez tous les participants prenant de l'aspirine, comparativement au groupe témoin, il n'existait pas d'augmentation réelle du risque de saignement mortel. Par ailleurs, les saignements causés par l'aspirine seraient considérablement moins graves que les saignements spontanés qui peuvent survenir chez les personnes qui ne prennent pas l'antalgique.
Concernant le risque d'hémorragie cérébrale, les scientifiques l'ont estimé à un décès et un AVC invalidant pour 1 000 personnes prenant de l'aspirine pendant 10 ans. Un effet indésirable largement contrebalancé par la réduction d'environ 20 à 30% de l'incidence des maladies cardiaques et du cancer en cas de prise quotidienne d'une petite dose d'aspirine.
Une autre recherche menée en Californie aboutit à des conclusions tout aussi favorables à cet antidouleur. (2) Ses auteurs estiment en effet que les personnes âgées (plus de 50 ans) à haut risque de troubles cardiaques et vasculaires pourraient réduire leur risque de crise cardiaque grâce à une prise quotidienne d'une faible dose d'aspirine (de 70 à 81 mg). Celles-ci verraient aussi leur risque de développer ou de mourir d'un cancer diminuer, et leur espérance de vie s'allonger. D'ici 2036, au moins 900 000 décès seraient ainsi évités et le système de santé américain économiserait près de 700 milliards de dollars sur 20 ans.
(références :
(1) PLoS ONE, 15 novembre 2016, doi : 10.1371/journal.pone.0166166,
(2) PLoS ONE, 30 novembre 2016, doi : 10.1371/journal.pone.0166103)