2016 est morte, vive 2017!
Que retenir de 2016? En conférence de rédaction, la réponse s'est, pour une fois, imposée tout de suite, faisant directement consensus : les terribles attentats de mars perpétrés à Bruxelles et la formidable mobilisation des soignants et des équipes de secours.
Une manière de rendre une nouvelle fois hommage aux victimes - 32 morts et 324 blessés - et de remercier tous ceux qui les ont pris en charge avec une grande efficacité et dans un temps record. Face à la barbarie, la réponse fut un dévouement et un professionnalisme sans faille. Ces attentats aveugles marqueront à jamais notre mémoire collective.
La prise en charge des réfugiés syriens par des bénévoles et les équipes de Médecins du Monde, entre autres dans l'hôpital de fortune du Parc Maximilien - situé au centre de Bruxelles, Capitale de l'Europe - aura également questionné la capacité d'accueil de notre pays et la nôtre, en tant qu'êtres humains.
À côté de ces drames humains, les secousses produites par le Brexit, le sacre de Donald Trump, les ambitions de Poutine et les futures élections françaises paraissent, pour l'instant, encore lointaines. Quelle sera, en 2017, leur ampleur sur l'échelle de notre quotidien?
La culture n'a également pas été épargnée en 2016 : de nombreux artistes majeurs et innovants - David Bowie, Toots Thielemans, Leonard Cohen, Prince, Gotlib, Jacques Rivette, Jim Harrison, Ettore Scola, Michel Galabru, Sonia Rykiel... - ne nous entraînerons plus dans leurs riches contrées.
Retour en grâce?
L'actualité de notre secteur aura été marquée par des pressions budgétaires importantes sur de nombreux acteurs et, corollaire, la brutale chute de popularité de Maggie De Block. On ne peut cependant lui reprocher de ne pas travailler. La ministre de la Santé publique et des Affaires sociales a lancé des chantiers ambitieux - réforme du financement et du paysage hospitalier, remodelage des huit grandes administrations de la santé, refonte de l'AR 78 sur les professions de santé... - et négocié plusieurs pactes pluriannuels. Son véritable bilan ne pourra être tiré qu'à la fin de son mandat. Le départ surprise de son chef de cabinet pour les soins de santé, Pedro Facon, à la direction de la DG soins de santé du SPF Santé publique donnera-t-il un coup de frein ou d'accélérateur à sa politique ? L'avenir vous le dira, en lisant, en 2017, le journal du Médecin.