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OCDE: les nouvelles technologies pour rééquilibrer la hausse du prix des médicaments

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Dans un rapport publié hier, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que les nouvelles technologies de santé ont un rôle à jouer dans l'émergence de traitements plus abordables.

Laurent Zanella - 17 janvier 2017

Face aux défis posés par les nouvelles technologies, les systèmes de santé nationaux doivent accélérer leurs procédures, financer davantage la recherche et mieux évaluer les innovations, a recommandé l'OCDE dans un rapport publié lundi.

L'organisation internationale souligne que le développement de la médecine personnalisée, des nanotechnologies, des applications santé pour téléphone portable ou encore de l'analyse des données de santé représente d'"immenses opportunités", mais oblige tous les acteurs à s'adapter.

Des recommandations

L'OCDE formule une série de recommandations pour "assurer l'accès" du plus grand nombre aux innovations offrant une réelle valeur ajoutée, tout en garantissant la sécurité des patients et l'"utilisation efficiente des ressources".

Ses 35 pays membres -essentiellement des États développés- sont encouragés à coopérer davantage pour identifier les prochaines technologies innovantes ou représentant un défi financier. Ils devraient aussi "mieux coordonner leurs efforts pour identifier les lacunes" dans le domaine de la R&D biomédicale et concevoir des incitations efficaces pour encourager la recherche là où il y en a le plus besoin (nouveaux antibiotiques et traitements pour la maladie d'Alzheimer).

La hausse du prix des médicaments en point de mire

L'OCDE encourage aussi à revoir la façon dont sont fixés les prix des médicaments et autres produits de santé, et à les réévaluer régulièrement. "Les dépenses pharmaceutiques sont de plus en plus consacrées à des produits ayant un coût élevé. Les prix de lancement des médicaments visant à traiter le cancer et les maladies rares sont en augmentation, quelquefois sans que l'on observe une hausse du même ordre de leurs bénéfices pour la santé des patients."

Par exemple aux États-Unis, le prix de lancement des médicaments de la classe des anticancéreux par année de vie gagnée a été multiplié par quatre en moins de vingt ans (en données constantes) et dépasse aujourd'hui les 200.000 dollars.

Ce constat s'élargi aux organismes payeurs, compagnies d'assurance ou prestataires publics de services de santé, qui ont de plus en plus de difficultés à prendre en charge le coût élevé des médicaments destinés à des populations peu nombreuses, dont le nombre devrait croître fortement avec le développement de la médecine de précision. À l'autre extrémité de l'échelle, les nouveaux traitements de l'hépatite, qui sont très efficaces et d'un bon rapport qualité-prix à long terme mais qui ciblent une large population, sont inabordables pour bien des malades qui pourraient en bénéficier dans la quasi?totalité des pays de l'OCDE, à cause de leur impact très lourd sur les budgets.

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