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Report de la CHIP, par souci d'économie...

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Une proposition d'élargissement de l'indication de la chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale (CHIP) peropératoire a été émise. Mais plus ce texte restera dans les tiroirs, le plus le gouvernement économisera.

Wouter Colson - 26 janvier 2017

La chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale (CHIP - ou HIPEC en anglais) est une technique qui bénéficie actuellement d'un remboursement dans les cas de carcinose péritonéale suite à un cancer colorectal ou de l'appendice.

Une proposition pour élargir dans la nomenclature son indication aux carcinoses résultant d'un cancer de l'estomac et de l'ovaire a été faite (signalons d'ailleurs que la plupart des nouveaux cas serait principalement due au cancer de l'ovaire).

L'Inami a calculé que cet élargissement coûterait un peu plus de 700.000 euros. Mais puisque cette élargissement entraînera des changements de pratique - par exemple d'autres actes, comme la réduction tumorale, qui seraient moins souvent réalisés - le calcul sur base annuelle ramène ce coût à environ 444.000 €.

Le 1er mai

Un texte, datant de début décembre, laisse cependant apparaître que l'élargissement du CHIP a été prévu seulement au 1er mai de cette année. Les finances publiques faisant ainsi l'économie d'environ 148.000€.

D'autre part des mesures d'économies prévues en gastro-entérologie par le Conseil Technique Médical de l'Inami ne sont toujours pas prêtes en ce début d'année (réduction du nombre de duodéno-coloscopies et coloscopies, des excisions de petits polypes...). Ces mesures devraient permettre de réaliser en 2017 quelque 4,4 millions d'euros. Aussi, pour compenser ce retard dans l'exécution de ces mesures d'austérité, les honoraires des gastroentérologues pour les actes techniques (article 20, §1c) ont été réduits (temporairement) de 3.3% à partir du 1er janvier de cette année.

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