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La chirurgie de l'obésité fait ses preuves chez les ados

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Depuis quelques années, la chirurgie bariatrique est considérée comme une des solutions les plus efficaces en cas d'obésité morbide (IMC au-delà de 40) et, ces derniers temps, étant donné que cette pathologie touche des personnes de plus en plus jeunes, ce sont les adolescents en surcharge pondérale qui sont au coeur des attentions.

Luc Ruidant - 31 janvier 2017

Deux études menées de chaque côté de l'Atlantique viennent d'évaluer l'efficacité de la pose d'un "bypass" gastrique chez des jeunes en état d'obésité sévère.

La première recherche a porté sur 58 adolescents américains âgés de 13 à 21 ans dont l'IMC moyen est passé de 58,5 avant la chirurgie à 36 un an après l'intervention. A l'issue d'un suivi moyen de huit ans, leur IMC s'est stabilisé à 42, soit une perte moyenne de l'ordre de 30% (environ 50 kilos) de leur poids avant leur opération.

Le second travail qui a inclus 81 adolescents suédois dont l'IMC moyen avoisinait les 45 avant l'intervention et qui ont été opérés à 17 ans en moyenne, montre également une perte de poids de l'ordre de 28% au bout de 5 ans.

Dans les deux études, la perte de poids s'est accompagnée d'une amélioration des maladies liées à l'obésité qu'il s'agisse de l'hypertension artérielle, du niveau de cholestérol, et du diabète de type 2.

Clairement positifs, ces résultats doivent néanmoins être nuancés par des effets secondaires notables à long terme (carences en vitamines D et B12, anémie, ...). Certains adolescents doivent aussi subir une chirurgie supplémentaire pour faire face aux complications de la perte de poids très rapide telles que des occlusions intestinales ou des calculs biliaires.

Enfin, même si la perte de poids est conséquente et durable, bon nombre de jeunes sont restés très obèses, ce qui signifie qu'une intervention plus précoce est peut-être nécessaire et surtout qu'elle doit être couplée avec des changements de style de vie tels que le régime alimentaire et l'exercice.

(références : The Lancet Diabetes & Endocrinology, 5 janvier 2017, DOI : 10.1016/S2213-8587(16)30315-1 et 10.1016/S2213-8587(16)30424-7)

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