En France, le patient ouvrira lui-même son DMI

La France relance le " dossier médical personnel " (DMP), sorte de DMI géré non pas par le MG mais par le patient lui-même.
L'assurance maladie française relance sous forme de projets-pilotes le dossier partagé numérique conceptualisé en 2007 ce dans neuf départements sous l'égide de neuf "caisses primaires" d'assurance maladie.
Le Figaro note que l'objectif est toujours le même : regrouper des informations de santé sur le malade : prescriptions, allergies, résultats d'analyses, radios sous forme d'un dossier électronique pour mieux échanger les données dans le cadre des parcours de soins.
Mais l'originalité par rapport au DMG/I belge est que l'Assurance maladie inverse les rôles. Le patient, et non le médecin généraliste, crée son propre dossier en ligne (sur mon-dmp.fr) via la fameuse carte Vitale. Ce parce que les médecins se plaignaient de surcharge administrative.
Le patient ajoute lui-même les documents qui lui semblent utiles pour le médecin. Et décide les documents qu'il souhaite ne pas être accessibles aux professionnels de santé.
Le DMP n'est pas obligatoire, seulement recommandé. Il est alimenté automatiquement par les feuilles de remboursement de l'assurance maladie. Le médecin peut éviter tout acte redondant car tous les examens depuis un an y seront enregistrés. La prescription de médicaments y est également enregistrée.
Le DMP est intégré dans les logiciels des médecins dont la tâche de mise à jour sera facilitée.
Après la phase-test, le dispositif devrait être élargi à l'ensemble des patients.