Avoir un poids de forme n'est pas la panacée

Une équipe de Floride rappelle s'il en était besoin qu'avoir un indice de masse corporelle dans les limites de la normale n'est pas forcément synonyme de bonne santé.
L'équipe s'est penchée sur la santé métabolique d'un échantillon de 1.153 sujets adultes apparemment sains dont l'IMC était dans la zone optimale (18,5 à 24,9) et qui avaient participé au volet 2014 de l'enquête sanitaire annuelle anglaise qui combine interviews, tests de laboratoire et mesures de divers paramètres physiques.
Cette enquête révèle que les participants ayant déclaré avoir un mode de vie sédentaire étaient plus susceptibles que les participants plus actifs d'avoir un taux d'HbA1c ≥ 5,7, seuil qui selon l'American Diabetes Association indique un prédiabète.
Le niveau d'activités physiques a été apprécié grâce à l'International Physical Activity Questionnaire.
Il y avait significativement plus de personnes dépassant le seuil d'HbA1c chez les 23% de personnes inactives (< 30 minutes d'activités/semaines) que chez les 77% de personnes actives (dépassant ce seuil), soit 25,4% versus 13,4%, p < 0,0001.
L'étude indique également une relation statistiquement significative entre une HbA1c anormale et les tertiles d'activités physiques (p <0,0003).
Des taux d'HbA1c dépassant le seuil de 5,7 ont été relevés chez 23,7% des personnes ayant un faible niveau d'activité (0 à 2 h par semaine), chez 14,8% de celles ayant un niveau d'activité moyen (2 à 14 heures par semaines) et chez 12,2% de celles ayant un taux d'activité élevé (> 14 heures par semaine).
Les sujets les plus concernés sont d'une part les hommes et d'autre part ceux âgés de 45 ans et plus.
Cette situation est d'autant plus préoccupante que les directives en vigueur recommandent en général de concentrer les efforts de dépistage des anomalies glucidiques sur les sujets en surpoids ou obèses.
AG Mainous 3rd et al. Am J Prev Med. 2017 Jan 19. [Epub ahead of print]