PremiumGastro-entérologie

Diverticulite : choisissez ce que vous mangez...

photo

Une alimentation riche en fibres permet de ramollir les selles en cas de diverticulite. Dans une cohorte prospective de près de 50 000 individus, on a recherché l'existence d'un lien entre l'alimentation et le risque de diverticulite.

Dr Michelle Cooreman - 22 février 2017

L'étude a débuté en 1986 par l'envoi d'un questionnaire détaillé portant sur les antécédents médicaux et le type d'alimentation à 46 296 individus indemnes de diverticulite ou de diverticulose connue. Les personnes rapportant une diverticulite dans les questionnaires de suivi biennaux devaient répondre à des questions supplémentaires. Tous les quatre ans, on envoyait un questionnaire validé au sujet des habitudes alimentaires. Deux types d'alimentation étaient définis : une alimentation occidentale contenant beaucoup de viande rouge, de céréales raffinées et de graisses, et une alimentation que les auteurs qualifiaient de 'prudente', riche en fruits et légumes et en céréales complètes. Le critère d'évaluation primaire était la survenue d'une diverticulite. L'étude a été clôturée fin décembre 2012. Sur les 894 468 années-personnes de suivi, on a mentionné 1 063 cas de diverticulite. Après correction pour d'autres facteurs de risque, les personnes se trouvant dans le quintile le plus élevé pour l'alimentation occidentale présentaient une augmentation de 50 % du risque de diverticulite, par rapport aux personnes se trouvant dans le quintile le plus faible (HR 1,55 ; 1,20-1,99). Une alimentation 'prudente' majoritaire vs faible était associée à un moindre risque de diverticulite (HR 0,74 ; 0,60-0,91). Les fibres et la viande rouge étaient les principaux constituants alimentaires qui ont pu être mis en relation avec la diverticulite. Ils peuvent s'avérer importants dans un contexte préventif.

Strate L et al. Western Dietary Pattern Increases, Whereas Prudent Dietary Pattern Decreases, Risk of Incident Diverticulitis in a Prospective Cohort Study. Gastroenterol 2017. Published online Jan 05.

DOI: http://dx.doi.org/10.1053/j.gastro.2016.12.038

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Mieux comprendre les facteurs de rémission des MICI

Les liens de causalité entre alimentation et risque de développement de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ont déjà été largement étayés. Une récente étude multicentrique franco-belge permet de mieux comprendre dans quelle mesure l’alimentation entretient l’activité inflammatoire, que ce soit dans la maladie de Crohn ou dans la rectocolite ulcéro-hémorragi

Gastrites, gastropathies : comment les distinguer ?

La surprescription des IPPs, l’un des chefs de bataille de notre actuel ministre de la santé, doit s’inscrire dans le cadre d’une meilleure compréhension des mécanismes physio-pathologiques sous-jacents. Cet article, fondé sur les propos du Pr Pierre Deprez (Cliniques universitaires Saint-Luc), propose une révision des principales causes de gastrites et de gastropathies.

Amazon Pharmacy lance la distribution du comprimé Ozempic à domicile et en point de retrait

Amazon Pharmacy poursuit son offensive dans la pharmacie en ligne. La plateforme de livraison de médicaments d’Amazon annonce étendre, aux États-Unis, l’accès à la version orale d’Ozempic, le GLP-1 de Novo Nordisk destiné aux patients atteints de diabète de type 2.

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine