Le nouveau système de financement hospitalier avalisé par le parlement wallon

Le parlement wallon a approuvé mercredi le nouveau système de financement des infrastructures hospitalières, destiné à lever les incertitudes du système actuel et à rationaliser les structures, "tout en maintenant un cadre propice à des soins de santé de qualité".
C'est fait, le financement hospitalier passe du fédéral au régional à partir du 1er juillet 2017 comme le prévoit le décret amendé. Pour faire bref, d'un subventionnement via avances, la Région passe à la facturation d'un prix maximal d'hébergement à la journée. Le risque de l'investissement ne pèsera donc plus sur les épaules du pouvoir public, mais sur celles de l'hôpital bénéficiaire, qui devra faire bon usage de l'argent octroyé.
Le nouveau système ne permettra plus aux hôpitaux de "faire de la gonflette" en allant chercher des subventions pour un nombre de lits supérieur aux besoins de leur bassin de vie assure le ministre wallon de la Santé Maxime Prévot.
Dans l'opposition, le MR s'est abstenu. Il reconnaît que ce décret respecte la volonté du Fédéral et des Régions de rationaliser le paysage hospitalier, pour rencontrer l'évolution du secteur et éviter un impact insoutenable sur les finances publiques. Il s'interroge toutefois sur l'acceptabilité du nouveau système par Eurostat, le gardien européen des normes comptables publiques, ainsi que sur les critères que s'arroge le gouvernement pour décider des soutiens publics aux investissements hospitaliers. Sur ce dernier sujet, le ministre wallon de la Santé sera prêt à répondre de ses actes lors des arbitrages qui devront être faits pour inclure ou non tel ou tel projet hospitalier dans le premier plan quinquennal de construction. " Le jour où le plan de construction sera établi, je sais que je devrai rendre des comptes et justifier pourquoi les uns sont dedans et les autres n'y sont pas. "