Obésité infantile : l'hérédité pèse lourd sur la balance

C'est un legs dont on se passerait volontiers. Une étude britannique révèle que le surpoids chez l'enfant ne serait pas uniquement dû à une consommation abusive de junk-food, sodas et autres sucreries en tout genre mais proviendrait en partie de l'héritage génétique des parents.
A partir des données sur la taille et le poids de 100 000 enfants et leurs parents répartis dans six pays du monde (Chine, Indonésie, Espagne, Mexique, Etats-Unis, Royaume-Uni), les chercheurs de l'Université du Sussex ont constaté que l'indice de masse corporelle (IMC) de chaque enfant est, en moyenne, hérité pour 20% de la mère et pour 20% du père, donc 40% au total.
Cet "effet parental" est cependant est moins flagrant chez les enfants les plus minces puisqu'ils ne doivent qu'environ 10% de leur IMC à leur mère et 10% à leur père, mais il est par contre plus important chez les enfants les plus obèses, l'héritabilité de l'IMC étant alors plus proche de 30% pour chaque parent.
A noter que cette part de l'héritage familial dans la surcharge pondérale est remarquablement uniforme dans tous les pays, indépendamment de leur stade de développement économique, du degré d'industrialisation, de leur situation économique et même des profils très divers de régimes alimentaires et de prévalence de l'obésité.
Ces résultats suggèrent que les enfants issus d'une famille obèse devraient faire l'objet d'une attention particulière.
(référence : Economics & Human Biology, février 2017, DOI : 10.1016/j.ehb.2016.11.005)