La pratique de la sieste peut-elle rendre diabétique ?

La réponse pourrait bien être oui, mais cela dépend en fait de la durée de la sieste, indique une revue systématique avec méta-analyse conduite par quatre chercheurs de l'Université de Hong Kong.
Au total 10 études de cohorte (4 transversales et 6 longitudinales) totalisant les données de 304.885 individus (dont en moyenne 47% s'adonnaient aux joies de la sieste) et 20.857 cas de diabète ont été inclus dans la revue systématique. Globalement, l'analyse retrouve dans les deux types de cohortes une association entre sieste et risque de diabète, mais avec une hétérogénéité significative rendant l'interprétation délicate.
En allant plus dans les détails, il apparaît les siestes prolongées (≥ 1 heure/j) sont associées à une présence plus élevée de diabète (prévalence) et à un risque de développement significativement majoré de 31% (incidence). A noter cependant que les intervalles de confiance 95% sont très larges (2 à 67%).
A contrario, ce travail montre que cette association entre sieste et diabète n'est pas retrouvée en cas de siestes courtes (<1h/j).
Moralité, si la sieste vous tente, mettre le réveil n'est peut-être pas une mauvaise idée.
D'après VY Guo et al. Sleep Med. 2017 Mar 03. [Epub ahead of print].