Chirurgie bariatrique, rétinopathie et néphropathie diabétique

L'étude SOS (Swedish Obese Subjects) a été mise sur pied pour comparer sur une population d'un peu plus de 4.000 sujets obèse la chirurgie bariatrique et l'approche habituelle de l'obésité sur le poids, l'IMC et diverses variables métaboliques. Chemin faisant, il est apparu que la chirurgie bariatrique contribuait à diminuer le risque de diabète et pouvait même faire revenir des sujets diabétiques à une situation normale sur le plan glycémique.
Une analyse post-hoc des données accumulées dans cette étude montre aujourd'hui dans le cadre d'un suivi médian de 19 ans que la chirurgie bariatrique est associée à un moindre risque de survenue de complications microvasculaires (374 cas diagnostiqués chez les sujets non opérés versus 224 chez les sujets opérés soit un rapport des risques relatifs (HR) de 0,56 (IC 95% 0,48 - 0,66 ; p < 0,0001).
• 61% (HR 0,39 ; IC 95% 0,24 - 0,65) pour les 246 sujets avec diabète dépisté à l'inclusion,
• 42% (HR 0,54 ; IC 95% 0,40 - 0,72) pour les 357 diabétiques connus,
• 37% (HR 0,63 ; IC 95% 0,48 - 0,81) pour les sujets normoglycémiques.
Le fait que la diminution d'incidence de complications microvasculaires soit observée également chez les prédiabétiques qui n'ont pas développé de diabète renforce l'idée que même lorsque la glycémie n'est que modérément élevée (en dessous du seuil signant le diabète), elle peut engendrer des dégâts. Ces résultats suggèrent également que le prédiabète est une période pendant laquelle les sujets sont le plus à même de bénéficier des interventions visant à réduire leur risque.
D'après LM Carlsson et al. Lancet Diabetes Endocrinol. 2017 Feb 22. [Epub ahead of print].