"Les soins intégrés sont une chance pour la médecine générale"

Devant les critiques nombreuses qui se sont faites jour face au projet-pilote "soins intégrés en faveur des malades chroniques", Maggie De Block rappelle que les pouvoirs publics soutiennent moralement et financièrement les cercles de MG participants et que ce projet est une opportunité pour remettre la médecine générale au centre du dispositif des soins de santé.
Les pouvoirs publics soutiennent de manière substantielle les projets-pilotes soins intégrés en faveur des malades chroniques, rappelle la ministre de la Santé publique. A la clé, notamment un Guide pour des soins intégrés qui aide les candidats " à maîtriser les conditions et les méthodes à utiliser pour organiser les soins intégrés ". A l'heure actuelle, 20 candidats dont " Grand Namur " et " Dinant-Beauraing " développent un plan d'action. " Chaque projet reçoit 68.000 euros pour la coordination de ses activités au cours de la phase où les partenaires établissent ce plan d'action. Pendant la phase de mise en oeuvre du plan d'action, la somme allouée à la coordination du projet sera même portée à 150.000 euros par an. Les candidats bénéficient en outre du soutien de Mobiüs, un bureau de consultance spécialisé en organisation de soins qui les aide à établir un plan d'action. Les projets bénéficient aussi d'aide de l'IMA (Agence intermutualiste) pour mieux cartographier les besoins des malades chroniques de la Région. "
Les acteurs de soins décident
Sur le plan de la médecine générale, la ministre tient à rappeler que les projets visent à améliorer les collaborations dans l'intérêt du patient. On donne donc aux acteurs de soins (et non aux autorités) le soin de décider en commun de quelle manière ils vont obtenir des soins plus efficaces et la satisfaction de patients dont on espère de ce fait un allongement de l'espérance de vie. " Pour déterminer ces gains d'efficience, un budget garanti sera octroyé aux projets. Cette garantie correspond aux dépenses prévues sur la base des données IMA concernant la consommation médicale. "
Les dépenses réelles seront calculées pour chaque projet. Si les gestionnaires du projet ont dépensé moins que prévu, les gains d'efficience seront alloués à la création de nouvelles opportunités pour le patient dans le projet. " Une partie de ces gains d'efficience pourra retourner vers la première ligne et donc en faveur des soins donnés aux patients par les médecins généralistes ", espère la ministre, donnant l'exemple de doubles examens évités. " Les médecins généralistes sont remboursés par les gains d'efficience et le patient est impliqué de manière plus active dans les soins. "
Grâce à une meilleure politique de prévention au sein de la population, le projet évite les dépenses car des complications sont évitées à long terme, se félicite la ministre.
N.d.P.