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Abaloparatide, des résultats qui profitent à un large éventail de femmes

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L'étude ACTIVE (Abaloparatide Comparator Trial in Vertebral Endpoints) est une étude randomisée contrôlée de phase 3 qui a comparé trois approches (abaloparatide-SC 80 μg/j, placebo ou teriparatide SC 20 µg/j sur une population de 2.463 femmes ménopausées ostéoporotiques (âge moyen 69 ans extrêmes 49-86 ans) traitées pendant 18 mois.

Dr Jean-Claude Lemaire - 27 mars 2017

Cette étude a montré que par rapport au placebo l'abaloparatide-SC réduisait significativement le risque de fractures vertébrales de 86% (n=4 versus n=30 ; HR 0,14 p <0,001), de fractures non vertébrales de 43% (n=18 versus n=33 ; HR 0,57 p= 0,049 et de fractures ostéoporotiques majeures de 70% (n=10 versus n=34 ; HR 0,70 p 0,0004) et par rapport au teriparatide réduisait le risque de fractures ostéoporotiques majeures de 55% (n=10 versus n=23 ; HR 0,45 p = 0,031).

Abaloparatide, des résultats qui profitent à un large éventail de femmes

Diverses analyses ont été effectuées pour vérifier que la réduction du risque fracturaire constatée dans la population globale était retrouvée également dans des sous-groupes préspécifiés.

Ainsi, Lorie Fitzpatrick (photo) a présenté des données selon le degré initial de risque établi en fonction de l'existence ou non d'antécédents de fractures et de fractures vertébrales, en fonction de l'âge et d'après le T-score de densité minérale osseuse. Les résultats présentés à Florence indiquent des résultats consistants pour tous les sous-groupes étudiés en matière de fractures vertébrales et non vertébrales sans aucune interaction significative des facteurs de risque initiaux. Il n'y a pas non plus d'interactions de ces facteurs sur l'importance de l'augmentation de la densité minérale osseuse aux différents niveaux évalués (figure 1).

Abaloparatide, des résultats qui profitent à un large éventail de femmes

Lors de la même session de communications orales, Eugène McCloskey (photo) a fait état d'une analyse post-hoc évaluant l'efficacité de l'abaloparatide-SC sur un sous-groupe de femmes ayant un risque fracturaire initial accru sur base des valeurs seuils correspondants aux critères d'enrôlement dans des essais recommandés par le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence Européenne du Médicament. L'outil FRAX a été utilisé pour repérer les femmes ayant à 10 ans un risque de fractures ostéoporotiques majeures ≥ 10% ou de fractures de hanche ≥ 5%.

Ici encore, l'analyse indique que par rapport au placebo l'abaloparatide-SC diminue significativement le risque de fractures vertébrales, n=2/401 ; 0,5% versus 23/414 ; 5,6% p<0,0001 et de fractures non vertébrales, n=10/459 ; 2,7% versus n=23/468 ; 5,8% p= 0,036 et il existe également une diminution significative des fractures ostéoporotiques majeures avec l'abaloparatide-SC, n=5/459 ; 1,3% versus placebo n=24/468 ; 6,0% p=0,0007 et versus teriparatide, n=19/473 ; 4,3% p=0,0074 (figure 2).

Abaloparatide, des résultats qui profitent à un large éventail de femmes

Globalement, la réduction du risque fracturaire documentée avec l'abaloparatide-SC semble donc concerner un très large éventail de femmes ménopausées ostéoporotiques indépendamment de leur âge, du niveau initial de risque et de l'existence de fractures antérieures.

Dr jean-Claude Lemaire, WCO-IOF-ESCEO, Florence 23-26 mars 2017.

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