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L'OMS veut réduire de moitié les erreurs médicales d'ici 2022

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ETRANGER - L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) veut d'ici 2022 réduire de moitié le nombre d'erreurs médicales. Annuellement, celle-ci occasionneraient, outre les victimes, 42 milliards de coût dans le monde.

Emily Nazionale - 5 avril 2017

C'est dans le cadre du Global Patient Safety Challenge of Medication Safety que l'organisation basée en Suisse veut freiner les dommages graves causés par ces erreurs. Mais elle ne se contente pas de constats et propose des solutions. En premier lieu, l'amélioration de la manière dont les médicaments sont prescrits, délivrés et commandés. Les patients sont sensibilisés aux risques liés au mauvais usage du médicament.

L'origine des fautes médicales selon l'OMS? Fatigue des professionnels, manque de personnel, trop de patients, mauvaise formation, patients mal informés, etc.

Coordination

Mais les plus grosses fautes proviennent de la façon dont les soins sont organisés et coordonnés surtout lorsque plusieurs professionnels de soins travaillent ensemble. La meilleure manière d'arriver à des soins sûrs est donc de mettre en place une culture de l'organisation avec des routines suffisantes dans les pratiques et un contexte où on ne se renvoie pas la faute les uns aux autres.

Le rapport porte, enfin, une attention particulière aux médicaments qui ont un risque haut de causer un dommage dans les cas où ils sont mal utilisés, lorsque le patient est confronté à plusieurs médicaments pour différentes pathologies ainsi que les patients qui suivent des trajets de soins.

Après sa campagne pour une chirurgie sûre en 2008 et pour l'hygiène des mains en 2005, cette initiative est la troisième d'envergure dans laquelle l'OMS se penche sur la sécurité du patient.

Une OMS plus "clean"

L'OMS traverse une nouvelle fois une grande tempête alors que son ancienne secrétaire générale Margaret Chan a été accusée de manque d'indépendance. Hier sur Arte, un documentaire implacable de Jutta Pinzler et Tatjana Mischke montrait une organisation aux mains d'une série de lobbies. Tandis que sa dotation publique qui était à sa naissance en 1948 de 80% et n'est plus que de 20%, la vieille dame dépend aujourd'hui de trop de dotations privées et ne parvient plus à conserver son indépendance. Entre roundup, glyphosate, accidents nucléaires mais aussi Ebola, l'OMS aura fort à faire pour rétablir son image de probité.

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