Alzheimer : le domaine de la prédiction en pleine expansion

Basé sur l'analyse de mutations dans 26 gènes, trouvés chez plus de 70 000 personnes de 65 ans et plus, dont 17 000 atteintes d'une dégénérescence neurologique incurable, un test génétique mis au point par une équipe internationale fournirait un nouvel outil pour évaluer, non seulement le risque de développer la maladie d'Alzheimer durant le cours de la vie, mais aussi prédire l'âge d'apparition des symptômes.
La plupart des tests utilisés jusqu'à présent se focalisaient sur des mutations du gène APOE (apolipoprotéine E), connues pour accroître fortement le risque d'Alzheimer. L'absence de ces mutations ne signifie pas pour autant que la maladie ne se déclenchera pas. D'où le nouveau test.
La durée du sommeil pourrait également constituer un outil clinique utile pour prédire l'apparition d'une démence de type Alzheimer. Des chercheurs de Boston ont en effet montré que les adultes qui dorment plus que 9 heures par nuit et sont peu diplômés ont un risque multiplié par six de développer ce syndrome neurologique dans les 10 ans qui suivent. (2)
Le domaine de la prédiction est donc en pleine expansion. Reste à voir l'intérêt de savoir que peut-être un jour telle ou telle personne pourrait développer un Alzheimer vu l'absence de certitude et de traitements efficaces...
Concernant cette maladie, ajoutons qu'après avoir suivi plus de 6,5 millions de personnes durant 10 ans, des scientifiques canadiens ont établi pour la première fois un lien entre la proximité résidentielle avec les grands axes routiers et une incidence plus élevée de démence. (3)
(références :
(1) Plos Medicine, 21 mars 2017, DOI : 10.1371/journal.pmed.1002258,
(2) Neurology, 22 février 2017, DOI : http:/?/?dx.?doi.?org/?10.?1212/?WNL.?0000000000003732,
(3) The Lancet, 18 février 2017, DOI : 10.1016/S0140-6736(16)32399-6)