Assurance hospitalisation : discrimination des personnes transgenres

L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes (IEFH) publie une brochure pour conseiller les personnes transgenres en matière d'assurance hospitalisation. Pour l'Institut, le médecin, tant spécialiste que généraliste, a un rôle à jouer afin de sensibiliser un public trop souvent discriminé.
"L'une de nos missions est de garantir le droit des personnes transgenres", explique Daphne Rasschaert, de la cellulle communication de l'IEFH. "Ces personnes sont particulièrement victimes de discriminations fondées sur le sexe, l'identité sexuelle, l'expression de genre et le changement de sexe."
Le rôle du médecin, indispensable
Bien qu'un loi anti-discrimination interdise explicitement toute forme de discrimination fondée sur le changement de sexe, l'identité de genre et l'expression de genre, l'IEFH reçoit régulièrement des signalements des personnes transgenres concernant leur assurance hospitalisation. "Il s'agit principalement de problèmes rencontrés au moment de conclure une nouvelle assurance, ou de soucis liés au remboursement des coûts engendrés par un traitement de réassignation sexuelle."
L'institut cherche donc à atteindre le plus grand nombre de personnes transgenres pour les sensibiliser aux discriminations présentes dans les assurances hospitalisation. "Ici, le rôle des médecins semble indispensable. Nous espérons que les médecins, tant spécialistes que généralistes, feront la publicité de cette brochure."
Le continu de la brochure
La brochure "Conclure une assurance hospitalisation : conseils pour les personnes transgenres" promeut les droits des personnes transgenres vis-à-vis de leur police d'assurance hospitalisation. Dans ce dépliant, l'Institut donne quelques conseils importants, afin que les personnes transgenres sachent à quels aspects elles doivent être attentives.
Car les personnes transgenres sont face à des combats permanents où tout doit être justifié si elles ne sont pas tout simplement exclues de la prise en charge. Il s'agit par exemple de savoir si l'assureur intervient dans les coûts relatifs à la dysphorie de genre. Sinon, il faut signaler à l'assurance que cela va à l'encontre de la législation anti-discrimination. Il faut également être conscient du fait que si l'on n'indique pas les médicaments pris, les diagnostics posés et les interventions subies, l'assureur pourra refuser le remboursement des frais médicaux. Il faut enfin préciser qu'un traitement de réassignation sexuelle ne constitue pas une intervention esthétique.
Laurent Zanella
Conclure une assurance hospitalisation - Conseils pour les personnes transge.pdf