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Bruxelles dévoile sa stratégie e-santé

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A l'occasion de la Semaine e-santé à Bruxelles, organisée du 24 au 28 avril, les ministres en charge de la Santé, Didier Gosuin et Guy Vanhengel, ont présenté ce mercredi leur politique pour le déploiement de l'e-santé en Région bruxelloise. Six chantiers prioritaires devraient être concrétisés entre 2017 et 2019.

Vincent Claes - 19 avril 2017

Télé-suivi des malades chroniques

A l'avenir, le partage électronique de données et les pratiques telles que la télémédecine ou le télé-suivi vont aider à faire émerger des innovations techniques et sociales dans la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques et des personnes dépendantes. "Des projets-pilotes autour des maladies chroniques et du maintien à domicile sont en cours, à partir ou avec l'aide du Réseau santé bruxellois (RSB). Il s'agit de les aider à se réaliser et ensuite à les évaluer en vue d'une diffusion large des bonnes pratiques au sein du secteur. Les acteurs de la première ligne bruxelloise seront stimulés pour mettre au point un programme de télé-suivi des malades chroniques", expliquent les ministres Didier Gosuin et Guy Vanhengel.

Partager activement les données

Les autorités bruxelloises veulent inciter les hôpitaux et les prestataires de soins à être des partenaires actifs du partage de données, tant au niveau de la fourniture des données médicales que de leur consultation. Afin d'encourager cette activité, un Award de l'hôpital connecté sera remis ce 27 avril aux hôpitaux bruxellois les plus actifs au niveau du partage des données. Ultérieurement, la participation active au partage de données au travers du RSB sera intégrée dans les exigences normatives de l'hôpital. Les exigences de sécurité technique et de formation du personnel seront également progressivement renforcées. Les services d'urgences seront le premier secteur hospitalier concerné. Les premières exigences normatives devraient entrer en vigueur en 2019.

Une garde plus connectée

Les autorités bruxelloises veulent renforcer le partage de données lors des gardes de médecine générale. Cette année encore, les acteurs vont identifier les contraintes techniques et les besoins spécifiques; notamment de formation, pour le recours au RSB durant la garde en médecine générale. En 2018, un système de recours systématique au RSB durant la garde sera mis en place ainsi que la production d'un rapport de garde disponible via le réseau. En 2019, ce dispositif sera évalué.

Mieux former les prestataires

Depuis 2015, la Cocom a mis au point un programme de sensibilisation, d'accompagnement et de formation à l'e-santé des prestataires de soins, en priorité des médecins généralistes. Le programme est mis en oeuvre par Abrumet, l'association en charge de la gestion du RSB, en collaboration avec les acteurs de la première ligne de soins. En 2016, 312 médecins généralistes ont été formés par Abrumet. Soulignons que les aides financières aux professions de première ligne, en particulier la médecine générale, sont dorénavant liées à la participation de ces acteurs individuels au partage de données de santé. Ce programme de promotion, d'accompagnement et de formation à l'e-santé va être poursuivi en 2018-2019. En 2019, les autorités vont lancer un appel à projet afin de créer une application informatique permettant la conversation sécurisée des prestataires sur les cas qu'ils sont amenés à prendre en charge.

Eviter la fracture numérique

Dans le volet e-santé du Plan bruxellois, une attention particulière va être portée aux changements induits par le partage électronique de données. Ces évolutions ne doivent pas aggraver les inégalités en créant une "fracture numérique". Des partenariats avec les organisations de patients et mutuelles vont être développés afin d'organiser des programmes de sensibilisation et d'information des droits des patients à l'accès aux soins, notamment, dans le cadre de l'e-santé.

Santé mentale : garder le contact

"Longtemps opposé à l'e-santé pour des raisons éthiques, le secteur de la santé mentale voit progressivement dans les outils de partage de données une opportunité de renforcer la relation avec leurs patients et de "garder le contact" avec les patients dans la cité. Le partage de données est un atout dans l'organisation des réseaux dits "107" ou équivalents", expliquent les ministres Vanhengel et Gosuin. Dans cette optique, en 2018-2019, les projets pilotes permettant de créer un "journal du patient psychiatrique" vont être poursuivis. Un appel à projet sur le télé-suivi médicamenteux en santé mentale sera lancé.

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