La station assise, une ennemie méconnue

Il existe de plus en plus de données indiquant que des périodes de station assise prolongées ont des effets néfastes sur la glycémie et la sensibilité à l'insuline, mais relativement peu de travaux ont mis des chiffres sur cette constatation en examinant l'association entre le temps total quotidien passé assis et risque de diabète.
C'est ce qu'ont fait des investigateurs norvégiens en utilisant les données de suivi de 11 ans de l'étude de santé menée sur la population du comté de Nord-Trøndelag (HUNT Study).
Globalement, il n'y a pas d'association significative entre le temps passé assis et le risque de diabète sur l'ensemble de la population. En revanche, l'association existe chez les sujets qui sont sédentaires (maximum 2 heures d'activités physiques légères de loisirs/semaine et aucune activité vigoureuse). Chez ces sujets, le fait d'être assis de 5 à 7h/j ou 8h et plus/j va de pair avec des augmentations respectives de 26% et 30% du risque de diabète par rapport aux sujets n'étant assis qu'au maximum 4 h/j.
Cette association n'est pas retrouvée pour les personnes ayant au moins 3 heures d'activités physiques légères de loisirs ou qui s'adonnent à quelques activités vigoureuses.
D'après BO Åsvold et al. Diabetologia. 2017; 60: 830-5