Les chômeurs seraient plus à risque d'avoir un AVC

Des scientifiques japonais ont découvert que les hommes ayant connu une période de chômage, surtout si elle est vécue entre 40 et 59 ans, présente un risque plus élevé, de l'ordre de 60%, d'être frappés par un accident vasculaire cérébral, qu'il soit hémorragique ou ischémique. Ce lien est un peu moins flagrant chez les femmes : risque augmenté de 50%.
En revanche, les auteurs de l'étude n'ont pas réussi à différencier les périodes de chômage associées à une démission ou à un licenciement.
Pour aboutir à ce résultat, les experts de l'Université d'Osaka ont analysé les données de 21 902 hommes et 19 826 femmes, âgé(e)s de 40 à 59 ans. Pendant la période d'observation qui a duré quinze ans, 973 hommes et 460 femmes ont subi un AVC et 406 en sont décédés.
Pour expliquer le lien entre chômage et risque accru d'AVC, le Pr Hiroyasu Iso, principal auteur, souligne le fait qu'une perte d'emploi dans la tranche d'âge concernée par l'étude, est souvent vécue comme une perte de sécurité. "Le fait de ne pas avoir un revenu constant à fournir provoque du stress, ce qui favorise l'hypertension, et donc augmente le risque d'AVC," commente-t-il.
Un bémol toutefois est apporté par les chercheurs eux-mêmes : au Japon, la philosophie du travail est très particulière, les travailleurs faisant partie d'un système d'emploi à vie. Du coup, les résultats obtenus ne sont pas transposables tels quels à d'autres sociétés et pays où les repères culturels sont différents.
(référence : American Heart Association, News Release, 13 avril 2017)