Parkinson : reprogrammer des astrocytes pourrait être une stratégie efficace

Une équipe internationale a peut-être trouvé une piste de traitement alternative pour la maladie de Parkinson. Plutôt qu'une transplantation de cellules souches dans le cerveau pour remplacer les neurones qui fabriquent la dopamine mais qui sont endommagés ou détruits, les scientifiques suggèrent une procédure nettement moins invasive : transformer des astrocytes, cellules gliales en forme d'étoile qui jouent un rôle de soutien dans le cerveau, en cellules nerveuses productrices de dopamine.
Après avoir élaboré un cocktail appelé NeAL218, contenant trois gènes (NEUROD1, ASCL1 et LMX1A) et une petite molécule d'ARN (miR-218), ils ont utilisé un lentivirus pour atteindre les astrocytes et transmettre ces gènes.
La reprogrammation a bien fonctionné in vitro puisque, en culture, les astrocytes humains ressemblaient à des neurones à dopamine normaux : un axone poussait, les signaux électriques étaient transmis et les astrocytes libéraient de la dopamine.
Succès aussi in vivo car après l'injection de leur cocktail dans le cerveau de souris modèles pour la maladie de Parkinson, les chercheurs ont constaté qu'en cinq semaines, les rongeurs marchaient plus droit sur un petit tapis d'entraînement, que leurs mouvements étaient mieux coordonnés et leur posture meilleure.
Reste à confirmer ces résultats prometteurs chez des patients humains parkinsoniens et à vérifier que la technique est sans danger.
(référence : Nature Biotechnology, 10 avril 2017, doi : 10.1038/nbt.3835)