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De Block renforce le soutien aux transgenres

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C'était attendu, ce sera chose faite le 30 septembre prochain : les patients présentant une dysphorie de genre et les personnes s'interrogeant sur leur identité de genre recevront un remboursement des soins psychosociaux et un forfait médicaments pour les inhibiteurs de puberté.

Laurent Zanella - 15 mai 2017

Maggie De Block, ministre de la Santé publique, libère 1.170.000 euros afin d'offrir un meilleur accompagnement aux personnes qui s'interrogent sur leur identité de genre ou qui présentent une dysphorie de genre.

" Les personnes qui ont le droit de bénéficier de ces soins seront aidées plus rapidement et nous allons améliorer la qualité du soutien dans le cadre des pré-trajets et des parcours de suivi ", déclare la ministre.

Qui a droit à quoi?

Justement, à qui profitent ces avancées ? Les personnes pouvant bénéficier d'un remboursement sont celles qui demandent une aide psychosociale ou médicale relative à leur identité de genre ou expression de genre. Et/ou des personnes présentant les symptômes d'un trouble d'identité sexuelle ou chez qui ce diagnostic a déjà été établi auparavant. Ces personnes ont, entre autres, droit à un entretien avec un prestataire de soins en vue d'établir un diagnostic, de leur fournir des informations concernant les traitements existants, d'offrir un accompagnement tout au long du traitement ainsi qu'un parcours de suivi approfondi.

Aide psychologique accessible plus rapidement

De plus en plus de personnes se rendent dans les centres spécialisés avec des questions sur leur identité de genre ou en cas de dysphorie de genre. Ces cinq dernières années, par exemple, 891 personnes (dont 667 adultes et 224 enfants et adolescents) se sont présentées à l'hôpital universitaire de Gand. Rien qu'en 2016, on comptait 300 nouvelles inscriptions dans ce même établissement. Ces personnes doivent attendre huit à douze mois avant de recevoir une aide psychologique. C'est pourquoi le Collège des médecins-directeurs de l'Inami a oeuvré à un accord visant à renforcer la collaboration existante entre les prestataires qui renvoient les patients et ceux qui assurent le suivi. L'hôpital universitaire de Gand sera le premier centre pour transgenres à l'utiliser.

L'objectif est que deux centres se spécialisent en la matière dans notre pays afin que les citoyens francophones puissent aussi avoir accès à ce type de soins. Des négociations avec un candidat sont actuellement en cours (vraisemblablement à Liège, où une gender team est déjà active). La ministre espère que le centre francophone pourra débuter d'ici l'automne prochain.

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