Le vin : un neuroprotecteur

Savoir que le vin rouge nous fait du bien est presque un slogan pour les lobbys vinicoles, sauf que des chercheurs en ont trouvé les raisons biomoléculaires.
Ainsi, des scientifiques espagnols, britanniques et américains se sont penchés sur le précieux liquide et y ont découvert des métabolites neuroprotecteurs lorsqu'ils soumettaient des neurones à un stress mortel. Ces trois substances sont d'une part l'acide 3,4-dihydroxyphenylacetique (3,4-DHPA), le 3-hydroxyphenylacetique et le glucuronide salicylique β-d-O.
Il s'agit de dérivés de phénols et d'arômes que l'on trouve dans les vins rouges particulièrement actifs dans une cascade de réactions en bloquant l'apoptose neuronale. Ces métabolites ne se trouvent pas comme tels dans le vin, mais sont produits à partir de notre microbiote intestinal.
Neuroprotective Effects of Selected Microbial-Derived Phenolic Metabolites and Aroma Compounds from Wine in Human SH-SY5Y Neuroblastoma Cells and Their Putative Mechanisms of Action Front. Nutr., 2017 online http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fnut.2017.00003/full