Homocystéine : un biomarqueur des troubles bipolaires

Les troubles bipolaires malgré tout ce qu'on en sait déjà demeurent d'une étiologie incertaine. Récemment, une attention particulière a été portée à l'homocystéine. Justifié ou non ?
Une équipe internationale de chercheurs a étudié le phénomène. Il s'agit d'une méta-analyse comparant le taux sérique et plasmatique d'homocystéine chez des patients bipolaires et chez des personnes sans trouble bipolaire.
En tout, ils ont retrouvé 9 études cliniques correspondant à leurs critères. Ils ont ainsi recueilli les données de 1547 participants. Elles montrent que les patients bipolaires, maniaques ou euthymiques, présentent des taux sériques et plasmatiques d'homocystéine plus importants que les personnes sans troubles bipolaires.
Pour les chercheurs, cela ne fait pas de doutes, l'homocystéinémie peut être considéré comme un biomarqueur potentiel de la maladie. Néanmoins, des études longitudinales sont nécessaires afin de clarifier la relation entre la maladie et le biomarqueur.
Salagre E et al. Homocysteine as a peripheral biomarker in bipolar disorder: A meta-analysis European Psychiatry 2017 ; 43 :81-91 http://www.europsy-journal.com/article/S0924-9338(17)32758-X/fulltext