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"L'organisation en réseaux n'est qu'une partie de la solution"

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Interviewée par Knack, Marcia De Wachter, directrice de la Banque nationale se demande pourquoi la Belgique consacre 1,5% de PIB en plus pour ses soins de santé que les trois pays scandinaves de l'UE. La raison ? "La concentration trop élevée d'hôpitaux" en Belgique. L'organisation en réseaux et la spécialisation ne sont pour elle " qu'une partie de la solution ".

Virginie Meysmans - 7 juin 2017

"Après, nos transports en commun ne sont pas la seule chose qui peut être plus efficace", estime Marcia De Wachter dans une interview accordée à Knack et traduite par Levif.be. "La même chose vaut pour nos soins de santé. La qualité est excellente, et l'accessibilité aussi : il ne faut pas, comme aux États-Unis, agiter sa carte de crédit pour être hospitalisé, mais les soins absorbent 10% de notre PIB. Et regardez nos pays voisins et les trois pays scandinaves de l'UE : leurs soins de santé sont au moins du même niveau, mais nous y consacrons 1 à 1,5% de plus du PIB. Nous dépensons environ 6 milliards d'euros de trop par an. C'est intenable, et le pire c'est que nous savons pourquoi."

Selon la directrice de la Banque nationale, "c'est dû à notre concentration élevée d'hôpitaux, par exemple. Souvent, ils ne sont situés qu'à quelques kilomètres les uns des autres, mais ils veulent tous faire la même chose, ils possèdent tous la même infrastructure qui doit tourner. Ils réalisent beaucoup d'enquêtes et de prestations qui ne sont pas nécessaires - mais qui coûtent beaucoup d'argent".

L'organisation en réseau et la spécialisation n'est pour elle "qu'une partie de la solution". "Dans tous les domaines, le gouvernement devrait vérifier comment d'autres pays réussissent à offrir de meilleurs soins de santé à un prix plus bas. Saviez-vous par exemple que dans les pharmacies néerlandaises, on vous donne le nombre précis de comprimés prescrits et non toute la boîte ? Ce n'est qu'un détail, mais c'est ainsi qu'on s'en prend au gaspillage à la source. La surconsommation fait partie intégrante de notre système. Il faut la supprimer. Cependant, le lobby des hôpitaux, des spécialistes, de l'industrie pharmaceutique et des laboratoires freine les réformes nécessaires."

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