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Réduire le risque de fracture vertébrale clinique, un enjeu important

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La sclérostine est une protéine sécrétée par les ostéocytes qui diminue la prolifération des ostéoblastes et restreint leurs fonctions. C'est en inhibant la sclérostine que l'anticorps monoclonal romosozumab exerce son action ostéoformatrice (relâchement du frein sclérostine).

Dr Jean-Claude Lemaire - 16 juin 2017

FRAME (Fracture Study in Postmenopausal Women with Osteoporosis) est une étude internationale, randomisée (1:1), menée en partie en double-aveugle et contrôlée versus placebo, qui a évalué sur une période de totale de 24 mois l'action séquentielle de deux agents biologiques administrés chacun pendant 12 mois chez des femmes ménopausées, âgées de 55 à 90 ans, et dont le T-score à la hanche totale ou au col du fémur était compris entre -3,5 et -2,5.

Lors des premiers 12 mois, les patientes recevaient soit le romosozumab (210 mg en SC une fois par mois) qui contribue à la formation osseuse en inhibant la protéine qui la bloque ou le placebo correspondant.

Ensuite, toutes les patientes recevaient en non aveugle du dénosumab (60 mg en SC une fois par mois) dont l'action est de limiter la résorption osseuse.

Durant les deux phases de l'étude, les patientes recevaient une supplémentation en calcium et vitamine D.

Les 2 co-critères étaient l'incidence cumulée de survenue d'une nouvelle fracture vertébrale à 12 mois et à 24 mois.

Prof. Piet Geusens a présenté les résultats lors de la première conférence de presse officielle de l'EULAR 2017.

Sur les 7.180 femmes incluses, 6.390 (89,0%) ont pu être analysées à 12 mois et 6.026 (83,9%) à 24 mois.

Après les 12 premiers mois de traitement, la probabilité de nouvelle fracture vertébrale était significativement plus faible (-73%) dans le bras romosozumab que dans le bras placebo, respectivement n=16/3.321, soit 0,5% et n=59/3.322, soit 1,8% (p<0,001). Parallèlement, il était noté sur un échantillon de 126 femmes une augmentation de 13,3% de la densité minérale osseuse à 12 mois chez les 65 ayant reçu le romosozumab, alors qu'elle était restée sans changement chez les 61 femmes ayant reçu le placebo (figure1).

Réduire le risque de fracture vertébrale clinique, un enjeu important

Le risque de survenue de fractures cliniques vertébrales symptomatiques était limité dans le bras romosozumab à 3 fractures (0,1%) survenues endéans les 2 mois du début du traitement alors qu'il était de 17 fractures (0,5%) survenues de façon progressive tout au long des 12 mois dans le groupe placebo, soit un ratio des risques relatifs de 83% (p=0,001).

À 24 mois, après que toutes les patientes aient reçu le dénosumab pendant 12 mois de traitement, (figure2) il était toujours constaté un risque de fracture vertébrale significativement plus faible (-75%) chez les patientes allouées initialement au romosozumab que chez les patientes allouées initialement au placebo, respectivement 0,6% n=21/3.325, soit 0,6% et n=84/3.327, soit 2,5% (p<0,001). On notera que l'essentiel des fractures vertébrales des patientes du bras romosozumab sont survenues lors des premiers mois de la première période de 12 mois et que cela n'a que peu varié par la suite (16 à 21), alors que la progression du nombre de fractures dans le bras initial placebo a continué de façon soutenue pendant la période dénosumab (59 à 84).

Réduire le risque de fracture vertébrale clinique, un enjeu important

À retenir

Chez les femmes ménopausées présentant une ostéoporose, un traitement par romosozumab durant 12 mois a été associé à une diminution rapide et importante (-73%) du risque de fracture vertébrale et du risque de fracture vertébrale clinique (-83%) par rapport au placebo. Dans le bras romosozumab, les rares fractures vertébrales (n=3) cliniques sont apparues endéans les 2 premiers mois de traitement.

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