De quoi meurent les diabétiques de nos jours ?

Pour répondre à cette question, les investigateurs ont analysé les données des diabétiques inclus de 1998 à 2012 dans le registre national suédois du diabète.
Les données de tous ces patients, soit 36.869 diabétiques de type 1 et 457.473 diabétiques de type 2 qui avaient été suivis jusqu'en 2014 ont été analysées et chaque patient a été apparié à des non diabétiques de la population générale de même âge, sexe et région géographique.
Comme prévu, l'analyse montre que les événements cardiovasculaires (y compris la mortalité) sont plus fréquents chez les diabétiques que dans la population générale, mais l'important est ailleurs.
Sur la période considérée, il a été constaté pour les diabétiques de type 1 une diminution d'incidence de la mortalité globale de 31 cas/10.000 personnes-année (P-A), de la mortalité cardiovasculaire (26 cas /10.000 P-A), de la mortalité spécifique par maladie coronaire (22 cas/10.000 P-A) et des hospitalisations ayant une origine cardiovasculaire (46 cas/10.000 P-A) et il s'avère que ces diminutions sont sensiblement équivalentes à celles constatées chez les sujets contrôles.
En revanche, pour les diabétiques de type 2, il est rapporté une diminution d'incidence de la mortalité globale (70 cas/10.000 P-A), de la mortalité cardiovasculaire (110 cas /10.000 P-A), de la mortalité spécifique par maladie coronaire (92 cas/10.000 P-A) et des hospitalisations ayant une origine cardiovasculaire (204 cas/10.000 P-A), ce qui constitue donc des réductions nettement plus élevés que pour les diabétiques de type 1.
Cependant, il convient de souligner que la diminution temporelle des événements cardiovasculaires et des décès constatée chez les diabétiques de type 2 est moindre que celle qui est documentée chez les sujets contrôles, ce qui veut donc dire que pour ces patients la prévention cardiovasculaire est plus jamais de mise.