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Syndrome de Dravet : le cannabidiol réduit la fréquence des crises

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La recherche scientifique ne cesse de trouver de nouvelles propriétés au cannabis. Après la prévention de la démence et la sclérose en plaques, voilà que le cannabidiol, un des 60 composés trouvés dans le cannabis, permettrait de réduire fortement la fréquence des crises d'épilepsie dans le syndrome de Dravet, une forme rare et particulièrement sévère d'épilepsie.

Luc Ruidant - 27 juin 2017

Les chercheurs new-yorkais ont mené un essai clinique dans 23 sites répartis aux Etats-Unis et en Europe. Ils ont recruté 120 enfants et adolescents souffrant du syndrome de Dravet. En plus des médicaments qu'ils prenaient déjà, les participants ont reçu soit du cannabidiol sous forme liquide (20 mg par kilo de poids corporel), soit un placebo, et ce pendant quatorze semaines.

Au terme de l'essai, la fréquence moyenne mensuelle des crises a diminué de 12,4 à 5,9 dans le groupe traité avec le cannabidiol comparativement à une diminution de 14,9 à 14,1 dans la cohorte des malades ayant pris un placebo. Chez trois des patients ayant reçu du cannabidiol, les crises ont complètement disparu.

Toutefois, des effets secondaires indésirables, légers ou modérément sévères, tels que diarrhée, vomissements, fatigue, pyrexie, somnolence..., se sont produits plus fréquemment dans le groupe cannabidiol au sein duquel davantage de patients se sont retirés de l'étude.

Ce dernier constat incite les auteurs de ce travail à faire preuve de modération face aux résultats obtenus. Selon eux, le cannabidiol ne devrait pas être vu comme une panacée pour traiter l'épilepsie mais comme une option supplémentaire pour des patients souffrant des formes les plus sévères qui ne répondent pas aux nombreux traitements. Ils précisent aussi que d'autres essais devront confirmer la sécurité et la bonne tolérance de cette substance qui, contrairement au THC, n'a pas de propriétés psychoactives, et démontrer que son efficacité peut être maintenue même si les doses administrées sont plus faibles.

(référence : New England Journal of Medicine, 25 mai 2017, DOI : 10.1056/NEJMoa1611618)

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