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Les parasites causant la leishmaniose sont capables d'hiberner

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L'Institut de médecine tropicale d'Anvers (IMT) et l'Institut de médecine tropicale Alexander von Humboldt (IAvHL) au Pérou ont découvert que les parasites à l'origine de la leishmaniose sont capables de survivre dans un état dormant pendant une longue période. Il s'agit d'une trouvaille importante, avec potentiellement une grosse influence sur l'efficacité du traitement et l'élimination de la maladie, indiquent les scientifiques.

Rédaction Web - 8 août 2017

La leishmaniose frappe surtout les populations les plus pauvres et les plus précarisées. Pas moins de deux millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, tandis que quelque 50.000 personnes en meurent.

Il n'existe que très peu de remèdes contre cette maladie chronique mortelle et mutilante, et la plupart d'entre eux ont perdu de leur efficacité. "Nous observons de plus en plus de cas d'échec thérapeutique, qui ne sont pas toujours dus à la résistance médicamenteuse; nous devons trouver une explication ailleurs", commente le Pr Jorge Arevalo de l'IAvHL. La parasitologue moléculaire Marlene Jara avance une théorie: "notre étude (...) a montré que le parasite est capable d'entrer dans un état de 'sommeil' profond qui pourrait rendre le parasite invisible aux médicaments et au système immunitaire".

La leishmaniose muco-cutanée (MCL), qui commence souvent par une banale lésion cutanée avant de guérir avec ou sans traitement, peut resurgir des années plus tard, provoquant des lésions au visage. Cette réactivation de la maladie pourrait s'expliquer par le réveil du parasite "dormant", estiment les scientifiques.

"Les parasites dormants pourraient également poser un problème majeur pour les programmes de contrôle, dans lesquels les malades porteurs de parasites actifs sont ciblés et pas les gens sains porteurs de parasites inactifs. C'est pourquoi plus de moyens doivent être déployés pour comprendre ce phénomène d'hibernation et le combattre", conclut le professeur Jean-Claude Dujardin, chef du département de sciences biomédicales à l'IMT.

Les résultats de cette étude ont été publiés la semaine passée dans la revue scientifique PLOS-One.

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